Lundi 31 mars 2008
Lundi 31 Mars 2008 de 15h30 à 18h30
devant le siège du Comité olympique et sportif français
A l'angle du Bd Jourdan et de la rue de l'Amiral Mouchez, Paris 13ème (face au stade Charlety)
Accès : RER Cité Universitaire, ligne B (voir plans ci-dessous)
Le 31 Mars 2008, la flamme olympique arrive à Pékin, et une grande cérémonie a lieu avant le lancement du parcours de cette "flamme de la honte" dans le monde entier.
La Chine compte faire passer la torche olympique au Tibet, jusqu'au sommet de l'Everest. Pendant qu'elle célèbre cet événement, son armée écrase le peuple tibétain : ce massacre doit s'arrêter.
Des manifestations en faveur du Tibet auront lieu dans le monde entier le 31 mars, pour que la Chine renonce à l'usage de la violence et de la torture contre les manifestants tibétains, et qu'elle accepte enfin l'ouverture de négociations avec le Gouvernement tibétain en exil.


http://www.tibet-info.net

 
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Jeudi 27 mars 2008

De quoi est morte Chantal Sébire ? Voilà aujourd'hui une question parfaitement résolue en terme de cause physique, mais l'analyse ne permet pas de déterminer la nature « juridique » de la mort : suicide (non répréhensible), assistance extérieure et donc risque d'être mise en cause dans une incitation au suicide (répréhensible). Etrangement la cause du décès de Chantal Sébire la rapproche de l'icône Marylin Monroe ...

 

Chantal Sébire serait donc décédée suite à une absorption de barbituriques ...


«Le Pentobarbital est un barbiturique d'action rapide non utilisé ou d'une façon tout à fait marginale en milieu médical. [...] Il en est fait usage en milieu vétérinaire», «les concentrations observées sont près de trois fois la dose mortelle de ce produit» a indiqué le magistrat, avant de préciser que ce produit «n'était pas disponible en pharmacie».[Source]


Seulement lorsqu'on se renseigne un peu sur cette substance on découvre que nos voisins suisses y réfléchissaient il y a de çà plusieurs mois dans le cadre d'un rapport tout à fait officiel : « Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a donc examiné, avec le concours du Département fédéral de l'intérieur (DFI), s'il fallait modifier la législation sur les stupéfiants pour soumettre la prescription et la remise d'une dose létale de NAP [Natrium pentobarbital] à des conditions plus sévères. » Et la conlusion de ce rapport a été :


« il n'est pas nécessaire de durcir la législation sur les stupéfiants pour prévenir les abus en matière d'assistance au suicide : telle est la conclusion du rapport complémentaire sur l'assistance au décès » [Source]


Questions : Comment les autorités françaises pourraient-elles ignorer ce rapport ? Pourquoi les autortités françaises cherchent-elles de manière ignoble à démontrer que Madame Chantal Sébire a du recourir à une aide « extérieure » pour mettre fin à ses jours ?


La réponse est malheureusement triste à dire, mais manifestement quelqu'un veut démontrer qu'en l'occurrence il n'y a pas eu suicide au sens propre, mais au moins « aide au suicide ». Le procureur Jean-Pierre Alacchi « a [ainsi] indiqué que celui qui lui a fourni les barbituriques pourrait faire face à des accusations. » Le journal La Croix accentue le trait "Au vu de ces analyses, on peut penser que Chantal Sébire a bénéficié du soutien d’un médecin ou d’une personne ayant accès au milieu hospitalier pour l’aider à mourir. Le parquet indique d’ailleurs que les conditions dans lesquelles elle a pu obtenir ce barbiturique font l’objet d’une enquête.
« Poursuivre la recherche de la vérité répond à une obligation de la loi, expression de l’intérêt général, et à une légitime attente de la société », souligne le procureur"
[Source]


Les informations sont néanmoins quelque peu contradictoires pour l'instant.D'un côté on nous dit que ce produit est d'usage vétérinaire et en même temps qu'il n'est accessible qu'en pharmacie. Personnellement, j'ai eu plusieurs animaux avec leur lot de maladies plus ou moins similaires à celles dont souffrent les êtres humains mais à chaque fois que le traitement nécessitait des médicaments, le vétérinaire était la personne qui me donnait ces médicaments sans avoir besoin de passer en pharmacie. Pourquoi donc aller chercher plus loin ? Il est à craindre que la famille aujourd'hui, ou les proches de Chantal Sébire ne continuent à subire un acharnement judiciaire. C'est pourquoi, après réflexion, il apparait important de les soutenir dans cette situation en relayant ces informations, et en marquant notre désapprobation.


On trouvera [en cliquant ICI] la fiche détaillée du pentobarbital sodique.


On apprend encore [en cliquant ICI] que Marylin Monroe serait morte par l'absorption de la même substance.


On aura la démonstration [en cliquant ICI] que cette substance est manifestement employée dans l'euthanasie des animaux notamment sur les gros spécimens


Selon le site de Jean Marc Morandini [en cliquant ICI] dont on connait la rigueur journalistique, la chaine M6 a décidé de déprogrammer son émission du dimanche 30 mars « Enquête exclusive » dont le thème portait sur les gangs et les favelas à Rio, l'autre visage du carnaval pour diffuser un reportage inédit sur le cas de Chantal Sébire. Selon le site de Morandini, « une caméra a en effet été autorisée par Chantal pendant toute la durée de son combat, afin de soutenir son message pour l'euthanasie. » Cette information est à prendre sous toute réserve, bien sûr, tant que le site de M6 lui-même ne confirme rien.

 

Retrouvez les autres articles du Blog Citoyen sur Chantal Sébire :

ICI condamnée à vivre

Là, une question de dignité

ICI


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Jeudi 27 mars 2008
La question est posée, et manifestement la Chine n'est pas disposée à se laisser impressionner par ce petit poucet :

« Est-ce que la France «laisserait une mission des Nations unies (enquêter) sur ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel ?», s'est interrogé Qu Xing. », numéro deux de l'Ambassade de Chine en France (Source)

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Mercredi 26 mars 2008

Parce qu'un jour ou l'autre nous serons tous concernés à un titre ou à un autre, la lecture de cet article sur la remise des BIG BROTHERS AWARDS vous est recommandé par le Blog Citoyen ...


Chaque année, Privacy International [organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme spécialisée dans la veille des atteintes à la vie privée et aux libertés de la part des gouvernements et des institutions] et ses partenaires décernent, dans une quinzaine de pays, des « prix Orwell » aux institutions, sociétés ou personnes s’étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus.


Le palmarés des prix Orwell et Voltaire a été rendu public lors de la 8e cérémonie des Big Brother Awards, ce 21 mars 2008.


Voilà une initiative dont le caractère parodique ne gâche pas pour autant son intérêt pour valoriser la lutte contre les atteintes à la vie privée et aux libertés. Comme toute cérémonie de remise de prix, celle-ci prévoit différentes catégories dans lesquelles peuvent être nominée toute personne ou institution s'étant distinguée par son mépris du droit fondamental à la protection de la sphère privée ou par sa promotion de la surveillance et du contrôle de personnes ou groupes de personnes.


La liste des catégories est la suivante :


  • « Orwell ensemble de son oeuvre » : « Le Prix Spécial du Jury "pour l’ensemble de son oeuvre" est décerné à des personnes ou des institutions qui, par leur activité inlassable ou leur négligence, ont porté atteinte à la sphère privée, facilitant la violation des droits de la personne ou faisant la promotion de la surveillance de l’individu ou des groupes. »;

  • « Orwell Etats et élus »: « (Services publics, gouvernement, administration). Décerné aux membres d’un gouvernement, hauts fonctionnaires de l’État, élus nationaux, autorités administratives, judiciaires et réglementaires, qui, par leur activité quotidienne ou par une intervention particulière, cherchent à limiter la sphère privée et les droits de l’individu ou à promouvoir la surveillance et le contrôle de personnes. »;

  • « Orwell entreprises » : « (Entreprises, organismes et institutions privés.) Peuvent être nominées toutes les entreprises et institutions du secteur privé qui, par profit ou simple négligence, méprisent ou violent la sphère privée de leurs employés, de leurs clients ou de tiers, ou toute autre forme de promotion, comme les sociétés qui exportent leur matériel de surveillance dans des régions où les droits de l’individu sont encore plus vulnérable. »;

  • « Orwell localités » : « (Contrôles de proximité, urbanisme, vidéosurveillance). Décerné aux personnes ou institutions qui encouragent les projets d’aménagement de la cité visant, sous couvert de prévention, à contrôler la libre circulation des individus et à traquer leurs habitudes, achats, prestations sociales, opinions ou comportements. »

  • « Orwell Novlang » : « Créé en 2004, le prix Novlang est décerné aux opérations de propagande politique, commerciale, publicitaire, médiatique ou autres ayant pour objet, ou pour effet, d’attenter au droit à la vie privée, d’appeler à moins de libertés, de banaliser la société de surveillance, par leur manipulation du discours sécuritaire, leur stigmatisation de "menaces" opportunistes ou toute autre instrumentalisation du débat public. »;

  • « Prix Voltaire » : « Le Prix Voltaire - vigilance citoyenne Récompense des personnes, des collectifs ou des projets qui, en luttant et manifestant contre la surveillance arbitraire des individus, se sont engagées de façon exemplaire pour informer le public sur les dérives du traitement automatisé et de l’arme technologique. »;


En 2007, les nominés et les gagnants de chaque catégorie sont :


  • « Orwell ensemble de son oeuvre » :

    • le ministère de la culture et de la communication : « Pour sa volonté de restreindre, depuis des années, les droits fondamentaux des internautes, et pour favoriser une poignée d’industriels qui cherchent à protéger leurs intérêts en se reposant exclusivement sur la surveillance et le contrôle technique des utilisateurs » [Lire la suite];

    • le fichier « base-élèves » du ministère de l'éducation nationale : « Pour persister à généraliser un fichier qui cible les enfants dès l’age de 3 ans, sans en protéger les données malgré ses promesses ; pour avoir longtemps refusé de supprimer certaines mentions discriminatoires ; pour accepter enfin que ce fichier tisse des liens sournois avec la politique de "prévention" de la délinquance des mineurs. » [Lire la suite];

    • le syndicat des transports publics de l'Ile de France « Contrairement à ce que l’on a pu entendre, ce n’est pas la RATP, mais bien le STIF, qui a décidé d’équiper tous les usagers des transports en commun franciliens d’une puce RFiD via le pass Navigo » [Lire la suite]

    • le ministère de la santé : « Pour avoir instauré et maintenu le dossier médical personnel (DMP). En quatre ans, le coût du DMP, censé sauver la sécu, est passé de 12 à 550 euros. Les trois ministres de la santé successifs persistent et signent cependant, malgré le rapport d’audit et les convocations de la commission parlementaire. » [Lire la suite];

    • groupe TF1 : « Pour diffuser périodiquement sur ses antennes des émission de propagande et de manipulation sécuritaire. Ses dirigeants n’ont jamais caché leurs penchants pour les politiques répressives et la main mise de la publicité sur « nos cerveaux disponibles ». La filiale du groupe Bouygues est même devenue un temps n°1 mondial de la vidéosurveillance « intelligente »... » [Lire la suite]

    • Google Inc. : Gagnant 2007 avec mention spéciale du jury « Pour collecter des données personnelles à large échelle en refusant de se soumettre aux lois européennes, filtrer des moteurs de recherche, censurer politiquement des résultats , sélectionner de façon subjective des sources d’actualités... Google n’en reste pas là et se lance maintenant dans la récupération planétaire de votre ADN. » [Lire la suite]

  • « Orwell Etats et élus » :

    • le ministre de l'immigration et de l'identité nationale : « Pour son zèle à contrôler, traquer et expulser les personnes immigrantes, contrariant leurs démarches pour vivre en famille et travailler décemment, à coups de lois, circulaires, ou décrets comme celui instaurant le fichier "Eloi". » [Lire la suite];

    • le Conseil d'Etat : « Pour avoir, en validant le principe de surveiller les adresses IP, renversé une jurisprudence et considéré qu’il était légal pour les sociétés d’auteurs comme la Sacem de ficher les internautes suspectés de piratage, ce qui a permis à la CNIL de reconsidérer sa position » [Lire la suite];

    • Thierry Mariani, député du Vaucluse : « Pour ses amendements discriminatoires sur les test ADN visant à contrôler le regroupement familial des demandeurs de visas, et pour l’exclusion des sans-papiers de l’hébergement d’urgence. » [Lire la suite];

    • la préfecture de Haute-Garonne : « Pour avoir innové dans la traque des étrangers : au sein des organismes sociaux toulousains, le préfet Jean-François Carenco a chargé des “groupes de référents” d’informer les forces de l’ordre. En contournant ouvertement la loi sur l’interdiction du croisement des fichiers. » [Lire la suite];

    • le ministère de l'intérieur : « Pour son hyperactivité dans le domaine de la vidéosurveillance : MAM c’est trois fois plus de caméras sur la voie publique, des caméras aux péages d’autoroute et des caméras sur des drônes pour réprimer les banlieues. » [Lire la suite];

    • le Conseil Constitutionnel : Gagnant 2007 « Pour avoir validé le principe de la "rétention de sûreté". Le CC n’a manifestement pas joué son rôle de garant des institutions, seul recours juridique face à un gouvernement qui n’a de cesse de bafouer les principes fondamentaux de l’Etat de droit » [Lire la suite];

    • le Pr Philip Gorwood, chercheur à l'Inserm : Gagnant 2007 avec mention spéciale du jury « Pour avoir, sous prétexte de déterminer si les gènes peuvent prédir le comportement, usé de méthodes douteuses afin d’inciter des lycéens à livrer leur ADN et à confier des informations confidentielles sur leurs parents » [Lire la suite]


  • « Orwell entreprises » :

    • les banques du consortium BMS : « Pour chercher à imposer le porte-monnaie électronique Moneo en infiltrant, cette fois, les universités, obligeant les étudiants à l’utiliser sans aucun autre recours, alors que ses promesses de rendre totalement anonymes les transactions sont restées lettre morte. » [Lire la suite];

    • les drones Elsa et Quadri-France Gagnant 2007 « Les entreprises Sirehna et Taser France sont concurrents mais ont le même objectif : banaliser l’usage de matériel de conception militaire pour contrôler et surveiller furtivement les populations civiles. » [Lire la suite]

    • le centre hospitalier universitaire de Nice : « Pour avoir doté chaque patient d’un bracelet RFID afin d’"impérativement améliorer la qualité de la prise en charge des patient", sous prétexte d’être "en concurrence avec le privé". » [Lire la suite];

    • le groupe Traqueur : « Malgré un avis négatif de la CNIL, cette société essaie de promouvoir auprès des assurances un service surveillant le comportement des conducteurs. » [Lire la suite];

    • le Getics, lobby des entreprises pro-DMP « Pour réclamer le droit de se substituer à l’Etat dans la mise en œuvre du dossier médical personnel (DMP), pierre angulaire de l’informatisation totale des données de santé, en affirmant défendre "l’intérêt collectif". » [Lire la suite];

    • la fondation MGEN : « Pour s’être lancé dans une "enquête" sur la « santé mentale des enfants », via un questionnaire intrusif glissé dans le cartable d’élèves de 6 ans. » [Lire la suite];

    • Denis Olivennes : « Pour avoir, lors de sa "mission" sur le piratage, servi de bon prétexte au gouvernement pour filtrer l’internet, mettre en œuvre une répression massive des téléchargements tout en écartant des procédures l’autorité judiciaire » [Lire la suite]


  • « Orwell localités » :

    • Pascal Bugis, maire de Castres : « Pour avoir été l’un des premiers maires à imposer un couvre-feu pour le mineurs dans certains quartiers, avoir cette année institué en avant première un "conseil pour les droits et devoir des familles" » [Lire la suite]

    • le maire de Neuilly-Plaisance : « Après la biométrie à la cantine des collèges, trop has been sans doute, à Neuilly Plaisance ce sont les crèches qui sont équipées de bornes biométriques. Dont la toute nouvelle crèche "Abbé Pierre"... » [Lire la suite]

    • l'inspection d'académie du Haut-Rhin : « Pour avoir "malencontreusement" demandé aux directeurs d’école de signaler les élèves sans-papiers de leurs établissements. » [Lire la suite]

    • Michel Denis, maire de Saint Fons « La police municipale de Saint Fons a créé et maintenu un fichier, non déclaré à la CNIL, de "suivi des lieux de squatt (sic) et de regroupement" visant ceux qui, au hasard souvent les plus bronzés, le soir, commettent l’outrage de se retrouver en petits groupes. » [Lire la suite]

    • la mairie d'Asnières : « Pour avoir constitué un fichier nominatif de ses électeurs, les différenciant en fonction de leurs origines ethniques. » [Lire la suite]

    • Claude Journès, président de l'université de Lyon II : Gagnant 2007 « Dans l’université que préside ce professeur de sciences politiques spécialisé dans l’« analyse comparée des politiques policières », une entreprise privée s’est attelée, sous couvert de « valorisation de la recherche publique », à la mise au point de produits de surveillance. Les étudiants de Lyon-II en sont les premiers cobayes » [Lire la suite]

    • la police aux frontières de Lyon : « Afin de satisfaire les objectifs de reconduite à la frontière édictés par le gouvernement, la PAF lyonnaise se crée un fichier des sans-papiers à expulser en récupérant les listes des résidents étrangers des foyers. » [Lire la suite]


  • « Orwell Novlang » :

    • la vidéo tranquillité du député Philippe Goujon : « Le député UMP de Paris, maire du 15e arrondissement, se donne pour objectif de faire installer dans la capitale autant de caméras qu’à Londres. Pour justifier cette frénésie, rien ne vaut un peu de novlangue : pour lui la vidéosurveillance est source de "tranquillité" » [Lire la suite]

    • Messieurs Ghenassia, directeur de la sécurité et Cazenave, procureur du Var : « Nommés conjointement pour avoir mis en place, début décembre 2007, une messagerie Internet sur laquelle ils "invitent" les citoyens à signaler des délits, et l’avoir défendue par une novlangue particulièrement exemplaire » [Lire la suite]

    • Isabelle Falque-Pierrotin, présidente du Forum des droits sur Internet : « Pour sa collaboration déterminée à l’évitement de toute évaluation scientifique et contradictoire de l’utilisation du vote électronique en France, et notamment, courant 2007, des machines à voter » [Lire la suite]

    • l'ordre national des pharmaciens et son dossier pharmaceutique : « Pour avoir mis en place, sous couvert d’améliorer la "sécurité "et la relation entre patients et pharmaciens, l’Ordre national des pharmaciens a mis en place le Dossier Pharmaceutique (DP), pour en faire une sorte de cheval de Troie du DMP dont le véritable objet est de garantir le "monopole des officines" pharmaceutiques. » [Lire la suite]

    • France 2, Envoyé spécial - « Expulsion, mode d'emploi » : Gagnant 2007 « Pour avoir accepté de réaliser un reportage "embarqué" au sein de la police de l’immigration de Brice Hortefeux. Les journalistes ont perdu leur sens du discernement face à des situations "autorisées", tendant à banaliser les procédures d’expulsions » [Lire la suite]

    • Bernard Brochand, maire de Cannes : « L’ancien publicitaire n’a pas seulement multiplié les caméras de surveillance dans sa commune, il a surtout usé d’un discours déviant parlant de "protection" et non de "surveillance" pour justifier sa politique » [Lire la suite]


  • « Prix Voltaire » :

    • le collectif de défense des libertés fondamentales de Rouen : « Le CDLF, créé en 2002 par des citoyens et des associations de Rouen pour résister aux dérives sécuritaires, s’est opposé avec succès cette année à la mise en place sournoise de systèmes biométriques dans les écoles » [Lire la suite]

    • le syndicat national des profesionnels infirmiers : « Le SNPI conteste la décision de la direction de l’hôpital Saint Louis de l’AP-HP, qui souhaite généraliser l’identification des malades par des bracelets dotés d’un numéro et d’un code barre. » [Lire la suite]

    • le collectif refus ADN : Gagnant 2007 « Pour son travail de résistance et d’information face aux prélèvements arbitraires d’ADN dans des affaires de droit commun » [Lire la suite]

    • Nicolas Bonanni et les éleveurs opposés au traçage RFID : « Un groupe d’éleveurs s’est opposé en 2007 à l’obligation imposée par l’Union européenne de placer des puces RFID sur le bétail ovin et caprin. Leur argument : on commence par les animaux avant de chercher à l’imposer aux humains » [Lire la suite]

    • le ministère du civisme et de la délation : « Le site parodique delation-gouv.fr a reçu environ 120.000 dénonciations en 10 mois. AToulon, des fonctionnaires zélés ont tenté de les imiter, pour de vrai... » [Lire la suite]

    • le collectif de la réappropriation de l'espace public : « Le CREP a organisé, au moment où Strasbourg accueillait, les 13 et 14 novembre derniers, les secondes Assises nationales de la vidéosurveillance urbaine, des Rencontres-assises « Debout contre la surveillance » » [Lire la suite]

    • le collectif Ploërmel sans vidéo : « Un petite armée de résistants a gagné une bataille contre le maire Paul Anselin, prix Orwell 2006, et a réussi à faire annuler l’installation des caméras devant le tribunal administratif » [Lire la suite]

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Mardi 25 mars 2008

Voici un nouveau billet sur les suites de ce qu'il convient bien de nommer le « cas de Chantal Sébire ». J'ai hésité à le publier ici – il le fut un temps sur un site test mais dépourvu de lecteur – tant l'hypermédiatisation de cette situation personnelle et intime a tourné à l'acharnement médiatique. L'article est donc écourté du fait qu'il contribue lui-même à ce qu'il souhaite dénoncer.


Voilà donc le destin tragique d'une femme, qui non seulement aura été victime d'une pathologie dont les souffrances physiques et psychologiques l'auront conduit à saisir la justice pour obtenir à l'encontre même du droit que l'on reconnaisse que sa situation était exceptionnelle et méritait une réponse exceptionnelle en dehors du droit s'il le fallait car au fond d'elle-même Chantal Sébire avait fait le choix de mourir. Elle a manifesté une volonté claire et sans qu'aucune autorité morale ou juridique ne puisse lui contester, elle voulait mourir en pleine conscience. Elle avait fait le choix de refuser l'acharnement thérapeutique conformément au droit, et au droit le plus fondamental.


Seulement voilà son cas n'hésitait pour cela la prescription de barbituriques puissants auxquels seul son médecin pouvait lui donner accès. La grande misère de notre droit fait que si son médecin avait prescrit ces médicaments, il courrait le risque non négligeable d'être traduit devant la justice pour incitation au suicide [juridiquement cette hypothèse nécessiterait d'être analysée en détail] et non respect du code de déontologie médicale qui veut que tout médecin doit concourir à la vie et non la mort. Cette immense contradiction a conduit Chantal Sébire à devenir victime non seulement d'un acharnement thérapeutique, mais aussi d'un acharnement judiciaire et médiatique.


Car aujourd'hui, si Chantal Sébire est décédée, la justice non satisfaite de lui avoir opposé le droit, et de lui avoir refusé le droit de mourir dans la légalité et dans la dignité, la justice donc non satisfaite lui réclame post-moterm des explications sur sa mort dont on nous dit aujourd'hui que « l'hypothèse d'une mort naturelle est écartée ».


Et on apprend que l'autopsie réalisée sur le corps de Chantal Sébire a été réalisée contre le souhait de la famille, de l'avocat voire du Procureur de Dijon lui-même. Et de découvir que l'ordre de pratiquer l'autopsie sur le corps de Chantal Sébire est probablement venu directement de la Chancellerie, de Paris donc, du Ministère de la justice. Si cela est avéré – et aujourd'hui, puisque la justice réclame la vérité sur la mort de Chantal Sébire, les citoyens sont aussi en droit de réclamer la vérité sur la procédure judiciaire en cours – ne pourra-t-on pas dire que le Gouvernement aura fait preuve dans cette affaire d'un manque total de dignité, allant jusqu'à l'archarnement juridique? Pour quel bénéfice ? Pour savoir que cette femme s'est suicidé ? Et qu'elle l'a fait peut-être avec l'aide de quelqu'un qui l'aura aidé à procéder de la manière la moins douloureuse qui soit ? Et après, faudra-t-il conduire un procès contre cette hypothétique personne ? Est-ce cela que nous voulons ? Je dis volontairement « nous » car après tout la justice n'est-elle pas rendue au nom du peuple ? Et il n'est pas certain que le peuple souhaite mener plus loin les investigations. Tout comme la famille, la meilleure issue pour tous serait de laisser le temps, le temps de faire le deuil. Car après ce double archement – thérapeutique et juridique - la famille de Chantal Sébire est aujourd'hui victime elle-même d'un acharnement médiatique. Malheureusement, les responsables politiques eux-mêmes n'ont pas donné l'exemple ...


Quelles pouvaient être les pensées de Chantal Sébire en ce lendemain du jour où elle fut condamnée à vivre ? Impossible de se faire à l'idée, impossible de se mettre à la place de cette femme dont le courage aura été immense face à l'hypocrisie de notre droit et de notre morale par trop emprunte de religiosité. Cette hypocrisie si facilement relayée par ceux qui ont la parole, ces hommes et ces femmes politiques qui, d'un revers oratoire sans appel, ont renvoyé la supplique de Chantal Sébire avant même que le juge ne se prononce au prétexte que le fait d'accéder à sa demande porterait atteinte à la Vie avec un grand "V". Disons-le sans état d'âme : Chantal Sébire n'attendait pas tant d'honneurs ! Mais ceux-ci masquent un mépris complet de sa déteresse. Ce mépris aura été symbolisé par les interventions odieuses de Christine Boutin, de Rachida dati et non moins déplacées du député Jean Léonetti pourtant rapporteur de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie et chargé depuis d'une mission d'évaluation de son application.



Ce dernier dans une interview donnée à L'Express explique que le suicide assisté médicalement est la plus mauvaise solution pour Chantal Sébire. Son argument ? "
Peu importe le choix du patient et du médecin, les possibilités pour répondre à la souffrance des patients sont nombreuses"



Mais quelles étaient les possibilités offertes à Chantal Sébire ?

  1. Souffrir jusqu'à ce que la douleur insupportable l'emporte et la tue ?

  2. Se suicider de manière violente [puisqu'on lui refuse de le faire sous assistance médicale] en utilisant une arme à feu [voilà bien la démonstration de l'hypocrisie], une arme blanche, la défénestration, la pendaison ?

  3. Accepter la seule issue officiellement légale en France, à savoir être plongée dans un coma artificiel par une sédation palliative terminale qui la conduira lentement vers la mort au bout d'un délai de 10 à 15 jours que l'on imagine interminable pour la famille et les proches ?


Seulement voilà, Chantal Sébire a choisi la voie de la liberté. Elle veut mourir en pleine conscience et rejette cette hypocrisie qui lui permettrait de mourir "légalement" et "sans souffrance supposée" [voir ordonnance du juge.]



DEBAT


Le débat sur l'euthanasie est donc relancé de la manière la plus médiatique qu'il soit. Au vu des résultats, il n'est malheureusement pas certain, ni pour Chantal Sébire elle-même ni pour le droit, que l'hypermédiatisation ait présenté un bénéfice quelconque tant au contraire il semble que cette cristallisation ait conduit à rigidifier la position de chaque camp et surtout de celui qui s'oppose à toute démarche consistant à faire évoluer notre législation.


Chantal Sébire, mère de famille de 52 ans défigurée par une maladie orpheline incurable, a déposé le mercredi 12 mars une requête devant le président du tribunal de grande instance de Dijon « afin qu'un médecin puisse [l']accompagner vers une mort digne et apaisée, ainsi qu'elle le réclame ». L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui soutient Chantal Sébire dans cette requête a largement contribué à la médiatisation de cette situation dans une volonté de cristallisation des débats. Cette stratégie a de fait coonduit nombre de personnes à se mobiliser, à faire écho d'une situation qui apparaît indigne tant elle conduit après coup, après l'hypermédiatisation, après que justice soit rendu, à laisser Chantal Sébire sans autre recours que de fuir dans un pays aux moeurs plus évoluées. Mais manifestement ses forces la quittant, elle semble là aussi renoncer à cette issue.


Chantal Sébire avait souhaité que le tribunal autorise l'un de ses médecins à se faire délivrer et à lui remettre les substances nécessaires « à une fin de vie digne et sereine ».


Cette démarche s'appuyait, en toute logique que l'on pourra qualifier de naïve après coup, sur le fait que « ni le suicide ni, par voie de conséquence, l'aide et l'assistance au suicide ne font l'objet, dans notre droit positif, d'une prohibition pénale », étant entendu que seules constituent des infractions la provocation au suicide d'autrui ou la promotion de produits préconisés comme moyen de se donner la mort. Or nul ne pourra soutenir que l'intention de Chantal Sébire pouvait s'apparenter à ces infractions.


La garde des Sceaux Rachida Dati s'est d'emblée prononcée contre la demande de Chantal Sébire, estimant qu'elle allait à l'encontre du droit disant [dictant] le droit au lieu et place du juge lui-même. Selon elle, « nous avons fondé notre droit, et aussi bien la Convention européenne des droits de l'homme, sur le droit à la vie », et de préciser que « la loi Leonetti de 2005 est une loi assez équilibrée, [puisqu'] on évite l'acharnement thérapeutique » et d'insister, à titre personnel, « que la médecine n'est pas là pour administrer des substances létales ».


La garde des Sceaux a-t-elle bien lu et analyser le premier, et fondamental, des arguments de Chantal Sébire? Pas sûr! Dans l'exposé de ses moyens, Chantal Sébire défendait l'idée que si, effectivement, notre droit et notamment les articles 2 et 5 de la Convention européenne reconnaissent et consacrent le droit de tout individu « à la vie » et « à la liberté » – la vie est un droit – il n'emporte pas pour conséquence que la vie constitue une obligation ce qui constituerait une entrave à la liberté. On notera que la discussion du juge ayant conduit à la rédaction de son ordonnance ne fait même pas état de cette discussion fondamentale tant en droit que d'un point de vue éthique. Ce faisant, et considérant sa conclusion, il part a priori du postulat que la vie est certes un droit mais constiturait de fait aussi une obligation !?

 

Au vu de la déclaration qui suit lue par Paul Amar lors de son émission « Revu et corrigé », l'auteur du Blog Citoyen préfère ne pas poursuivre la discussion :


« Nous les enfants de madame Chantal Sébire, n'avons réalisé aucune déclaration depuis le décès de notre maman sous quelque forme que ce soit, par conséquent nous déclarons aujourd'hui que tout commentaire, article, information et reportage diffusés depuis le 19 mars 2008 au soir l'ont été sans notre accord", a lu le présentateur de l'émission, qui avait indiqué qu'il s'agissait d'un message transmis par Vincent, le fils de Mme Sébire.

"Nous demandons à l'ensemble des médias de nous laisser faire notre deuil dans la paix, la dignité et l'intimité (...) Nous ne souhaitons pas nous exprimer davantage, nous ne souhaitons pas être dérangés non plus ». (France 5 – Emission de Paul Amar du 22 mars 2008)



A SUIVRE ...

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