Mercredi 5 mars 2008

L’émission de France 5 « C dans l’air » du 28 février relative au dossier du nucléaire « Nucléaire, faut-il jouer avec le feu ? » dans le collimateur des Cyberacteurs après avoir réalisé son émission sur le nucléaire avec 4 intervenants « pro nucléaires » sur 4 !!!

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Mercredi 5 mars 2008

euro-flag.gifBRUXELLES – 05 mars 2008 – Le Conseil de l’Union Européenne a publié un communiqué de presse relatif à la tenue de l’élection présidentielle dans la Fédération de Russie le 02 mars. Une belle leçon de pragmatisme politique et de subtilités diplomatiques !

 

Ainsi, le Conseil de l’Union Européenne félicite le président nouvellement élu, M. Dmitri Anatolievitch Medvedev et forme en lui l’espoir qu’un « partenariat avec la Russie sera renforcé et développé de manière constructive. »

 

A priori, ce message constitue une politesse quasi obligée, mais elle est d’importance puisque le pouvoir est désormais officiellement entre les mains de Medvedev. Et quelque soit le niveau de l’entente entre Medvedev et Poutine, il existera un jour, un dossier où les deux hommes divergeront. Voilà la signification de ces félicitations nécessaires : Medvedev peut compter sur l’Union Européenne pour le soutenir le moment opportun dans une confrontation avec Poutine dont on imagine mal comment elle pourrait être évitée. Toute la subtilité de l’Union Européenne tient à ce non-dit.

 

Et la lecture complète du communiqué de presse nous confirme cette analyse. De fait, il se poursuit sur une note positive – le fait que l’élection se soit déroulé de « manière pacifique et dans le calme » – pour aussitôt égrener, tels des cailloux blancs posés dans le jardin de la Russie, en une synthèse extraordinaire toutes les critiques faites à M. Poutine, sans que ce dernier soit pour autant nommé un seul instant :

 

-         l’impossibilité manifeste « de déployer une mission d'observation électorale digne de ce nom » [Précisons à ce sujet que la dernière élection présidentielle en France a fait l’objet quant à elle d’une telle mission : voir le rapport du Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme] ;

-         l’absence d’ « une véritable compétition » notamment en raison du « fait que les candidats de l'opposition n'aient pu accéder aux médias sur un pied d'égalité »

 

Le Conseil de l’Union poursuit de manière encore plus subtile mais évidente en précisant « l'intérêt mutuel qu'il y a à renforcer le partenariat stratégique avec la Fédération de Russie, notamment dans les domaines politique, économique, culturel et scientifique. » Le fait de parler d’intérêt mutuel permet à l’Union Européenne de montrer qu’elle est prête au dialogue par pragmatisme mais qu’elle attend en retour de part du nouveau Président de la Fédération de Russie des efforts sur le bon respect de la démocratie notamment au travers de « réformes politiques et sociales, le renforcement de l'État de droit et des libertés individuelles ainsi que la modernisation de l'économie qu'il a annoncés au cours de sa campagne électorale. »

 

On constate là qu’il est impératif de maintenir de bonnes relations avec un partenaire aussi stratégique que la Fédération de Russie tout en affirmant haut et fort sa divergence. Le jeu subtil des relations entre l’Union Européenne et la Fédération est désormais entre les mains d’un nouvel homme et nous devons garder tous les espoirs.

 

Pour mieux comprendre l’importance d’une diplomatie ouverte à l’égard de la fédération de Russie, on s’attachera à décrypter la symbolique des armoiries et le drapeau de cette Russie dont on pressent que les relents de nationalisme ne sont pas loin.

482px-Coat_of_Arms_of_the_Russian_Federation.svg.png« Les armoiries de la Russie viennent de l'ancien empire, elles furent restaurées après la chute de l'Union soviétique, en dépit des objections. La couleur rouge du blason symbolise la Grande Russie, un ancien nom du pays, utilisé par les Russes pour le distinguer de la Petite Russie (Ukraine) ou de la Russie Blanche (Biélorussie). Les deux têtes couronnées de l'aigle représentent l'Empire russe, dont le territoire s'étend sur deux continents, l'Europe et l'Asie. Quant à l'aigle à deux têtes, il fut repris de l'empire byzantin (dynastie des Paléologue) et il symbolise l'église orthodoxe dont le Saint-synode est situé à Moscou. Le sceptre et la sphère dorée dans ses serres représentent respectivement le pouvoir du tsar et de l'église orthodoxe russe. Au centre, l'aigle tient un petit bouclier de Saint Georges qui est le patron des slaves. » (Source)










250px-Flag_of_Russia.gif« Le drapeau marchand russe fut conçu par le tsar Pierre le Grand en 1699, et fut choisi comme drapeau national le 7 mai 1883. Mis de côté avec l'arrivée des bolcheviks au pouvoir et la création de l'URSS, il fut de nouveau adopté officiellement le 11 décembre 1993. » (Source)

 

« L'interprétation des couleurs la plus répandue est la suivante: le blanc signifie la paix, la pureté, l'innocence et la perfection; le bleu est la couleur de la foi, de la fidélité et de la stabilité; le rouge symbolise l'énergie, la vigueur et le sang versé pour la Patrie.

Le drapeau national apparaît à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, quand la Russie montait en puissance. Pour la première fois, le pavillon blanc-bleu-rouge fut hissé sur le premier navire de guerre russe "Orel" (L'Aigle) sous le règne d'Alexis Mikhaïlovitch (1629-1676), le père de Pierre le Grand.

Le 20 janvier 1705, Pierre le Grand (1672-1725) promulgua un décret prescrivant aux navires marchands de hisser un pavillon blanc-bleu-rouge, en fit lui-même le croquis et fixa l'ordre de succession des bandes horizontales.

Alexandre II (1818-1881) conféra le statut de "couleurs nationales de la Russie" à la gamme noir-jaune-blanc. Ce drapeau exista jusqu'en 1883, quand Alexandre III (1845-1894) rétablit à nouveau le drapeau à bandes horizontales blanc-bleu-rouge.

Institué le 8 avril 1918, le drapeau rouge soviétique disparut en 1991 avec l'éclatement de l'URSS. » (Source)




Prendre connaissance du communiqué de presse du Conseil de l’Union Européenne :

 

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Lundi 3 mars 2008
Qu'avons-nous à craindre d'être évalué si ce n'est la transparence qu'elle impose ?


Vblo-citoyen_logo_note2be.pngous connaissez peut-être déjà le site de note2be le site où il est, où il a été possible de noter ses professeurs. Dans son JT de 20heures, la chaîne France 2 s’est même interrogée pour savoir si demain grâce à Internet, ce ne seront pas d’autres professions qui seront ainsi évaluées, et de citer les médecins, voire les journalistes concluait le reportage. En effet, pourquoi pas ! De telles démarches existent déjà à l’étranger et l’on serait surpris [?] de constater qu’il en soit autrement en France. Cependant force est constater que l’évaluation est une démarche taboue en France puisqu’en allant sur le site de note2be on peut lire ceci : « A la suite de la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris note2be doit cesser de collecter et de traiter les noms et les notes des enseignants ». Il faut dire que même l’idée de noter les ministres pourtant a priori partie d’un bon sentiment a du faire l’objet de rectifications multiples de la part du Gouvernement. De quoi avons-nous peur en refusant le regard critique de l’autre, de celui qui est a priori en position de « subordination » [J’utilise ce terme sachant qu’il n’est pas le plus approprié, ni adapté à l’ensemble des situations pouvant être ciblées par la démarche d’évaluation] ?  Peut-âtre craignons-nous simplement le regard de l'autre, ce miroir social ?

 

logo_notemaire.pngAussi, dans ce contexte l'idée de noter son maire m’est apparue séduisante mais elle nécessiterait là aussi d'être approfondie. C’est que nous propose le site notemaire.com. Xavier P. responsable du site pose la démarche comme une évidence « voyant quelques élus municipaux, ne s'occupant de leur ville qu'à l'approche des élections municipales, nous avons décidé d'être les premiers à lancer un site de notation des Maires de France », ce faisant il fait écho de manière non moins évidente à l’idée lancée par Ségolène Royal, et fustigée à l’époque, de mettre en place des jurys citoyens. Que n’a-t-on pas dit d’ailleurs à l’époque ! Aussi, nous souhaitons courage à ce site pour qu’il puisse vivre mais à l’aulne des derniers exemples, il est à craindre que l’establishment politique quelque soit la tendance est à cœur de vouloir jeter aux orties cette nouvelle tentative, dans un autre domaine, de donner à la parole à ceux qui sont dans une position passive.

 

L'idée que chaque citoyen puisse ainsi exprimer son opinion, sa voix au delà du bulletin de vote glissé dans l'urne est séduisante car elle donne un sens plus dynamique à la notion même de démocratie participative. Il est vrai que l’on a trop longtemps voulu cantonner les citoyens dans un rôle passif correspondant à cette apostrophe de Jean Sarkozy sillonnant les rues de Neuilly-sur-Seine « faites nous confiance ». Je cite celui-là car il a la [mal]chance d’avoir un patronyme célèbre mais chacun dans sa commune pourra confirmer que la première démarche du candidat à l’élection municipale repose en partie sur ce credo « faites nous confiance ». Et à vrai dire, c’est bien sur cette ambiguïté fondamentale que l’ensemble du système démocratique repose. Par le fondamental posé par le principe de la « représentativité », le citoyen est censé s’exprimer, une fois pour toute [au moins pour la période du mandat], et de manière universelle, sur l’ensemble des sujets sur lesquels le maire ou l’élu aura mandat d’agir. « Faites nous confiance ! »

 

Voilà seulement le quidam qui se promène au salon de l’agriculture s’estime désormais en droit non seulement de refuser de serrer la main au premier élu de France mais aussi de lui envoyer une phrase marquant à l’adresse de l’intéressé à quel point il le méprise « ne me touche pas, tu vas me salir », histoire de lui faire comprendre que si celui-ci s’autorise à être à « tu et à toi » avec les citoyens, ceux-ci ont et gardent leur liberté de penser et peuvent refuser devant témoins de participer à l’opération de communication politique que constitue désormais le passage obligé du Président de la République au salon de l’agriculture. En un sens, ce quidam a démontré aux yeux de tous que le « faites nous confiance » ne tient plus.

 

Les citoyens veulent pouvoir s’exprimer en continu sur leurs autorités, et ce phénomène touchera de manière inéluctable toutes les professions et tous les métiers. Personnellement, en tant que cadre, j’ai toujours essayé de « prendre la température » auprès de mes équipes pour « évaluer » un tant soit peu le ressenti de mon « mangement ». Exercice difficile car culturellement à contre courant. Ainsi l’une des premières règles que l’on vous assomme dans les écoles de management, c’est que le cadre n’est pas là pour faire plaisir ni plaire à ses équipes. Certes ! Etre manager, ce n’est pas une entreprise de séduction [quoique ? on pourrait ici développer toutes les théories liées au management par les émotions, mais ce serait un peu long], mais pour autant être manager, ce n’est plus, non plus, se croire être dans le tout pouvoir au risque de dériver vers des formes de harcèlement professionnel, voire moral.

 

En va-t-il autrement en politique ? Certes non ! Le mandat donné par les électeurs ne doit pas s’entendre comme un blanc seing autorisant à se croire tout permis au prétexte que l’on a été élu à la majorité quand bien même celle-ci serait jugée « confortable ». Voilà tout la difficulté de l’exercice du pouvoir quelqu’il soit. Voilà qui explique pourquoi les élus, représentant le pouvoir politique, les juges représentant le pouvoir judiciaire, les journalistes représentant le pouvoir médiatique, les chefs d’entreprises représentant le pouvoir économique sont si facilement la cible aujourd’hui de critiques. Parce que la forme de l’exercice de leur pouvoir ne peut plus demeurer telle qu’elle a été.

 

Nous sommes face à un véritable défi. Car si l’on veut que les sociétés demeurent « efficaces » et en se transforment pas en système anarchique incapable de prendre des décisions, il faudra bien trouver un biais d’entendre plus grandement que ce qui est fait aujourd’hui cette « France d’en bas » pour reprendre une expression qui semble datée mais qui conserve son sens ici.

 

C’est pourquoi la démarche de Xavier P. avec le site notemaire.com correspond à une logique à laquelle le Blog Citoyen adhère même si elle se révèle imparfaite en l’état. La question étant de savoir si nous avons tous vocation à être évalués, jugés non seulement par nos pairs mais aussi par l'ensemble des citoyens ...

Il ne faut pas conclure en oubliant de mentionner que le principe de notation n'est pas exclusif des individus mais concerne aussi et avant tout les institutions : notation financière, notation sociale des entreprises, ... et il y aurait à dire !

[EDIT du 05 mars] :
blog-citoyen_note2bib.gifUn petit ajout pour vous mentionner l'expérience du site note2bib qui concerne les médecins
voir article sur Agoravox
voir article sur 01net



Lire aussi :
 

« C'est la polémique du moment : sous le slogan « Prends le pouvoir, note tes profs », un site Internet apparu le 2 février permet aux écoliers, lycéens, collégiens et étudiants de noter leurs enseignants anonymement. » [Lire la suite]

 

Note2be.com, site sans noms.



Voir les expériences étrangères :

ratemyprofessors.com
rateMyTeachers.com
RateMDs.com


Autres expériences

Notation des articles sous SPIP
Agences de notation


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Samedi 1 mars 2008
blog-citoyen_Neuilly-la-vaniteuseOn les voit se promener dans la ville arborant avec fierté un tee-shirt blanc immaculé  à la mention explicite : " I LOVE NeuillY", comme en écho au célébrissime " I LOVE N.Y.". Seulement, les neuilléens ne sont pas les new-yorkais ! Cette vanité déplacée des habitants de cette Neuilly la huppée, avec ses hôtels particuliers aux facades impeccables, aux allées privées et aux avenues spacieuses [de quoi laisser circuler le 4x4 de luxe], cette vanité donc masque un autre visage, celui que Jean-François Probst résume non sans un cynisme féroce "Ici, l'immigration entre par la porte de service et les Porsche sortent du parking du HLM." [Source]. Cet autre visage, c'est celui de la misère que l'on préfère cacher, repousser loin du regard de ces chères petites têtes blondes pour les épargner de la dure réalité de la vie. Cet autre visage de cette Neuilly la vaniteuse, c'est celui d'une ville dont le pourcentage de logement socaiux est à peine de 3% des résidences principales quand la loi SRU fixe un objectif de 20%.

blog-citoyen_Ghetto-gothaA ce sujet, les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, auteurs du livre "Les Ghettos du gotha" montrent qu' "une partie de ces 954 logements sociaux recensés au 1er janvier 2007 bénéficie à des familles nobles, PDG ou hauts responsables de l'administration du département des Hauts-Seine" [Je vous invite à écouter l'excellente émission de Daniel Mermer portant sur ce livre et ce phénomène].






Derrière le Neuilly propret se cache un Neuilly sale où les drames humains existent comme ailleurs tel cet incendie  dans lequel un homme de 50 ans est mort  brûlé vif. Voir à ce sujet :
Le Parisien
Le Figaro
CouleurFrance.net

Cet incendie en rappelle un autre. celui survenue dans une chambre de bonne où sont morts cinq soldats du feu. Cet incendie d'un logement pour pauvres de 9 m2 pour 220 euros par mois a fait l'objet récemment d'un procès au cours duquel le père de l'une des victimes a eu l'éloquence digne et le mot juste "Naïvement, je ne pensais pas qu'il y avait des voyous à Neuilly. Je me suis trompé" [Source]

Au fait, le nom de domaine "iloveneuilly.org" est dépossé. Nous devrions donc bientôt en savoir plus sur cet amour.

Autre article sur Neuilly : "Neuilly-sur-Seine : les enseignements d'un psychodrame"
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Samedi 23 février 2008


art_blog-citoyen

Inclassable, l´œuvre de Richard Selesnick et Nicholas Kahn se situe à la croisée de la photographie, de la peinture, de la sculpture et de l´ingénierie, le tout nourri d´influences héritées de la Renaissance italienne ou de la tradition des panoramiques géants du XIXème siècle. D´une grande complexité formelle bien que dépouillées, leurs images sont les chapitres de récits qui empruntent à la tradition du conte oriental. L´analogie avec la littérature ne s´arrête pas là, car l´écrit est chez eux indissociable du visuel : le spectateur choisit de s´inventer une histoire au contact des scènes fantastiques, ou se plonge dans la lecture des textes denses qui révèle la clé de l´histoire – sans jamais rien ôter au mystère de l´image. Voici quelques extraits de leurs œuvres très originales. Alors si vous voulez aller plus loin cliquez sur les images ou [Lire la suite …]. Et n’hésitez à revenir poster un commentaire



kahn-selesnick22.jpg.jpg







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Vous qui passez de manière intentionnelle ou par pur hasard, n’oubliez pas que les dunes ne sont rien sans les milliers de  grains de sables qui les composent … alors laissez un commentaire au gré du vent et de vos envies.

Pour mieux me connaître, cliquez sur cette dédicace originale du dessinateur Brouck dont je recommande à chacun l’album « Tous Cons Cernés »




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