
La pièce supérieure, en forme d'oiseau, tourne rapidement sur un axe. Il semble que les alouettes aient un attrait particulier pour cet objet qui évoquerait pour elles un rapace en difficulté,
tournoyant au sol, à moins que ce ne soit simplement le fait d'une grande curiosité !!! Les plus anciens avaient un fonctionnement on ne peut plus manuel ... Le pied, en bois de buis renforcé
d'un cône de fer, est enfoncé dans le sol. Un axe, en cuivre, laiton ou acier, y est inséré avec un dispositif d'étui ou de roulement permettant une rotation sans contraintes. Il supporte
l'oiseau aux formes variées, taillé dans diverses essences de bois. Sur les faces de l'oiseau étaient collées des pastilles de miroir, parfois colorées. Une ficelle, attachée à un trou de l'axe
sur lequel elle vient s'enrouler, permettait de mettre cet ensemble en mouvement, à distance, par un simple mouvement de traction sur la ficelle. L'inertie de l'oiseau de bois suffisait à assurer
l'enroulement alternatif de la ficelle. Le système fut perfectionné à partir de la moitié du 19ème siècle. On remplaça la ficelle par un mécanisme d'horlogerie qui permettait un fonctionnement
autonome de l'engin. Plus récemment, le bois et le métal firent place au plastique, et le mécanisme d'horlogerie fut remplacé par un petit moteur à piles. La législation interdit à juste titre
l'usage des sources lumineuses en action de chasse. Le miroir, peut être sous le coup d'une méprise ou par ignorance, fut rangé dans cette catégorie. Cependant, il est toujours autorisé si
l'oiseau tourbillonnant est dépourvu des facettes en miroir. Les amateurs de cette chasse ou ceux qui veulent la redécouvrir peuvent donc utiliser un ancien miroir auquel ils auront ôté les
pastilles, ou sur lequel ils adapteront un nouvel oiseau de bois. De toutes façons, il paraîtrait que c'est principalement le mouvement de rotation qui fait venir les alouettes. Les miroirs ne
sont là que pour attirer de plus loin en brillant un peu au soleil.


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