Et si Dominique de Villepin démissionnait ?
Lors de son intervention à l’Assemblée Nationale le 29 mars 2006, Dominique de Villepin a commis un joli lapsus en évoquant la très attendue « décision » du Conseil Constitutionnel, en parlant de « démission ». Bien évidemment, ce lapsus révélateur de la pression actuelle a fait la risée des membres de l’opposition, mais la vraie question aujourd’hui n’est-elle pas de savoir si stratégiquement Dominique de Villepin n’aurait pas intérêt à démissionner. Cette décision risquerait bien sûr de couper le Premier Ministre actuel d’une majorité qui aujourd’hui apparaît avec toutes ses faiblesses intestines. Bien sûr, cette démission placerait le Président de la République dans une situation très inconfortable. Comment Jacques Chirac réagira-t-il ? Nommer un Premier Ministre dans ces conditions à quelques mois des échéances présidentielles se serait bien évidemment du pain béni pour l’opposition actuelle, en tout cas en première analyse. Par ailleurs, qui pourra-t-il bien nommer ? Nicolas Sarkosy ? Cette décision apparaît pour le moins florentine et placerait l’intéressé dans une situation intenable au regard de son ambition présidentielle et surtout compte tenu de la stratégie adoptée jusqu’à ce jour – se mouiller, juste assez pour montrer qu’on est là, mais pas trop pour ne pas couler. Or il en va tout autrement lorsqu’on se retrouve à la tête du Gouvernement, on le voit bien aujourd’hui avec Dominique de Villepin, sin on a des convictions, on risque de se retrouver dans une situation telle « ou çà passe ou çà casse ». Dans le contexte, actuel, il n’est donc pas sûr que Sarkosy soit tenté par un tel contrat avec le Président de


Vous avez dit ...