Devant la montée en pression progressive des médias sur la perspective de restructuration des 113 plus petits services de chirurgie de France, le ministre de la santé et des solidarités Xavier Bertrand réagit et tente de rassurer les établissements concernés.
Dans une interview accordée à l’antenne de Europe 1 le mercredi 19 avril, Xavier Bertrand que le seuil de 2.000 actes chirurgicaux par an ne constitue pas un couperet systématique. Il a ainsi annoncé avoir prévu – même si force est de constater que cette demande est faite en urgence selon les termes mêmes du ministre - de demander aux Agences Régionales de l’Hospitalisation de « voir sur place quelle est la réalité dans chacun des 113 blocs chirurgicaux » concernés, ce qui n’a pas été fait par le Pr. Guy Vallancien lequel avait dressé sa liste à partir des données d’activité de 2004. Si le ministre de la santé s’est montré particulièrement prudent, en cette période pré-électorale le contraire eut été étonnant, il n’a pas pour autant décidé d’enterrer le rapport Vallancien.
Les médias aujourd’hui, compte tenu d’une actualité plus calme sur d’autres fronts, se largement le relais de cette information :
"Il y a dix ans que l'on parle de la fermeture des blocs chirurgicaux qui ont une faible activité, a déclaré M. Bertrand. Maintenant il est temps de mettre les choses sur la table et de donner aux Français cette exigence première qui est la transparence et la vérité. Mon rôle, ma responsabilité, c'est maintenant d'aller voir sur place quelle est la réalité dans chacun de ces 113 blocs chirurgicaux. La seule chose qui compte est la qualité des actes. Si à un moment donné la sécurité n'est pas au rendez-vous, il faut, sans hésiter et sans tarder, fermer le bloc chirurgical concerné, qu'il réalise moins de 2 000 actes par an ou plus de 2 000 actes." (Le monde)
« Interrogé lors du compte-rendu du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a reconnu que "la démarche qui est engagée peut amener ici ou là à prendre des décisions de fermeture, mais qui tiennent aussi à l'efficacité dans la qualité des soins ».(Le NouvelObs)


Vous avez dit ...