Face à la pression médiatique, le gouvernement de Jacques Chirac et plus particulièrement le Ministère de la Défense tente de faire œuvre de communication dans l’analyse des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française. Un lent et délicat processus de reconnaissance d’une responsabilité de l’Etat.
Des dossiers classés « secret défense »
Florent de Vathaire, directeur de l’unité 605 de l’Inserm, affirme avoir démontré le lien entre les essais nucléaires français et les cancers de la thyroïde en Polynésie, et demande au ministère de la Défense de déclassifier des rapports du Service mixte de sécurité radiologique. (…) Entre 1966 et 1974, la France a réalisé 41 essais nucléaires aériens sur les atolls polynésiens de Moruroa et Fangataufa (1.200km au sud-est de Tahiti). Après cette date, les tirs furent souterrains jusqu'en 1996 et l'arrêt définitif des expérimentations nucléaires en Polynésie française. (Lire la suite …)
En novembre 2005, Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense, a demandé à Marcel Jurien de la Gravière, Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense (DSND), de renforcer le dialogue engagé avec les responsables polynésiens pour répondre aux questions que se posent les populations directement concernées sur les effets des essais nucléaires effectués dans l’atmosphère entre 1966 et 1974 en Polynésie française.
A cette fin, M. Jurien de la Gravière s’est rendu du 6 au 10 février 2006 en Polynésie et a rencontré des membres du gouvernement polynésien, des parlementaires et élus locaux, des représentants de la société civile et les responsables des différentes églises. (…) Par ailleurs, le ministère de la Défense et le Commissariat à l’Energie Atomique publieront à l’automne 2006 un ouvrage sur l’ensemble des essais français dans le Pacifique et leurs conséquences radiologiques. Le Comité de liaison interministériel pour la coordination du suivi sanitaire des essais nucléaires français (CSSEN) adressera ses premières recommandations au gouvernement français d’ici à la fin de l’année. (Source Délégué à l’information et à la communication, Jean-François Bureau)
Le début d’une reconnaissance de responsabilité de l’Etat français ?
Marcel Jurien de la Gravière a reconnu dans un article paru dans le journal Libération qu’ « il y a eu des retombées à des niveaux significatifs, et il convient là, vis-à-vis des populations, d'engager un processus de diagnostic médical dans les mois qui viennent.»
Rencontre avec Philip Schyle, président de l’Assemblée de Polynésie française
Rapport d’enquête de l’Assemblée de Polynésie française
Et quelques informations plus « scientifiques » :


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