Réaction à larticle de Guerric Poncet disponible sur : http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=3250
Je suis assez daccord sur lanalyse que vous faites de létat de lUnion européenne. Effectivement, on sest pris un sacré uppercut. Personnellement, jai défendu le OUI à la Constitution, mais pour autant ce nest pas parce que le NON la emporté que je suis triste et pessimiste sur notre avenir.
Pourquoi ? Déçu, parce que lon essaye découter le discours de fond des citoyens, ils râlent, en partie, à cause de limpossibilité pour les chefs détat des 25 de dépasser leur seule vision nationale. Cà veut dire quau fond, une majorité de gens, quelque soit leur nationalité, réclame plus dEurope et non pas moins deurope, une Europe citoyenne, de proximité et non pas une Europe technocratique. Or, les hommes politiques de chaque pays ne sinscrivent que dans une vision étroite de leur mandat, en gros ils scrutent les sondages. Ils me fond penser à ces gens qui ont tellement peur de tomber quils ne regardent que leurs pieds mais ne voient pas le mur qui se dressent devant eux.
Enfin, je suis pessimiste pour lavenir qui nous attend et certainement celui de nos enfants, parce quil faudra donner du temps au temps pour que les pays européens se sortent enfin définitivement du plus dangereux des sentiments : le nationalisme, le patriotisme, quelque soit son nom. Ne vous y trompez pas, jaime mon pays, et jai souvent le coeur serré, lors de cérémonies, dentendre célébré lhymme.
Mais je refuse que ce sentiment - nous sommes dans laffectivité - prenne le dessus sur ma raison. Ma raison me conduit à me souvenir que mon père avait onze ans au début de la seconde guerre mondiale, quil a fui son village sous les bombes, quil a craint pendant quatre le bruit des bottes des soldats. Et pourtant ce qui me revient aussi, cest cette histoire : la guerre est finie depuis quelques jours, dans le village restait un soldat allemand, tout le monde savait quau fond de lui il était brave, il navait jamais commis de méfait. Et mon père de raconter que quelques revanchards, qui sétaient bien planqués pendant quatre, sont venus lassassiner froidement au lieu de larrêter comme cela aurait pu être.
Ce qui me fait peur cest que les gens se laissent aller à leur peur. Et cest là où je ne partage pas la conclusion de votre article. Si tony Blair est le premier à se relever, je ne vois pas pourquoi cela serait une raison pour renoncer à lEurope, même si on ne partage pas ces idées.
LEurope est à construire ensemble, pas les uns contre les autres. le fait de développer des idées différentes ne justifie pas le rejet et encore moins la haine.
A méditer ... Salut à vous ...
Un Citoyen comme les autres


Vous avez dit ...