En cette saison où le calendrier vous annonce que vous êtes déjà au printemps alors même que vous n’avez pas vu l’hiver passé, il est toujours utile d’avoir en réserve une petite recette simple qui vous permettra de faire face au retour inattendu du froid. Voilà pourquoi, face aux giboulées du mois de mars, je vous propose le tourin ségalain à l’oignon. De quoi vous tenir chaud …et changer des thèmes habituels ...
Vous avez besoin de 3 à 4 oignons, 3 belles tomates, 80 à 120 g de lard gras ou fumé, 20 g de farine (2 cuillère à soupe), 10 cl de vin blanc, 1 l de bouillon de volaille, du thym, 1 à 2 feuille de laurier, sel, poivre
Après avoir éplucher et émincer les oignons, il faut monder et concasser les tomates. Puis dans une sauteuse, faites revenir votre lard que vous aurez finement coupé – laissez quand même quelques beaux morceaux pour la décoration – ajoutez les oignons et les tomates. Laissez mijoter quelques instants, puis verser la farine, poursuivez la cuisson pendant 5 minutes, puis déglacez avec le vin blanc. Laissez encore réduire.
Versez le bouillon de volaille. Salez, poivrez si nécessaire, ajoutez le thym et le laurier.
Laissez mijoter à couvert sur feux doux pendant 45 mn. Pour agrémenter, tapissez le fond de votre soupière de tranches de pain rassis ou légèrement grillé
“Monder” signifie retirer la peau de la tomate. Pour ce faire, à la base de la tomate, faites un “X” à l’aide d’un couteau, plongez là tête en bas pendant environ 15 secondes dans une casserole d’eau bouillante à l’aide d’une écumoire, vous pouvez alors la peler plus facilement. Attention à ne pas vous brûler … passez la tomate sous l’eau froide et le tour est joué …
“Ségalain” est tiré du mot “ségala” signifiant terre acide sur socle cristallin, autrefois dévolue à la culture du seigle. Le Ségala désigne la région située entre l’Aveyron et le Tarn.
“Tourin” est un terme emprunté à l’occitan “cuire, griller” et désigne la soupe à l’ail ou à l’oignon, parfois avec des tomates, des oeufs et des tranches de pain. On trouve des tourins au saindoux, à la graisse d’oie, à l’oseille. On peut employer la locution “le tourin à l’ivrogne” pour désigner la soupe destinée à dessoûler. Le tourin blanchi se fait avec des oeufs incorporés au bouillon. Le tourin de l’archevêque quant à lui est agrémenté d’un morceau de confit. Enfin, pour les jeunes mariés, le tourin des noces, souvent très épicé était porté dans leur chambre le matin suivant la noce.
Bon repas et bonne visite


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