Promesse 1 : « Je libérerai l’hôpital de la contrainte des 35 heures en permettant à tous ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de le faire. »
Mon interrogation : en tant qu’ancien DRH en hôpital, je me demande bien si Monsieur Nicolas Sarkozy connaît le fonctionnement de l’hôpital.
Pour ne prendre que les personnels paramédicaux, il suffit de regarder leur planning et leur Compte Epargne Temps pour comprendre que cette promesse ne tient pas debout. Ces personnels font déjà dans la réalité plus que 35 heures. Seulement, le paiement des heures supplémentaires est quasi impossible compte tenu des budgets alloués.
Cette promesse en trompe l’œil [mais gare ! elle ne trompe que vous] laisse-t-elle entendre que le personnel paramédical ne travaille pas suffisamment ? Votre visite au Centre Hospitalier de Dunkerque a montré au contraire [mais là encore s’agit-il de beaux discours ?] a suggéré que vous preniez en compte la souffrance de ces personnels. Mais dès que ceux qui les représentent ont avancé leur solution somme toute légitime en recrutant, vous avez retrouvé votre discours réaliste et pragmatique de celui qui s’est engagé à réduire la dette publique puisque votre réponse aura été de dire qu’il fallait avant tout que l’hôpital revoie son organisation du travail, et sa gouvernance. J’ose espérer que votre réponse constituait une approche synthétique des notes de vos collaborateurs et de votre ministre. Mais vous aurez l’occasion d’ici cinq de développer.
Ma proposition : quand vous aurez encore besoin de vacances, au lieu de passer 48 heures en retraite sur un yacht venez passer 8 heures dans un hôpital pour y observer l’organisation du travail. Vous devriez en tirer des enseignements du genre : « ils n’ont pas le temps de courir en short dans les couloirs, ceux-là ! »


Vous avez dit ...